Quand le slip français
M'entrait dans la raie,
Je te malmenais
Et me démenais,
Comme si tu sentais
Mon âme dans ta plaie.
Menthe
Ouverte par la fente
Qui droit mène à la sente
Où mon âme est en pente…
— Elle sent bon la menthe,
Et cela, qu'il pleuve ou qu'il vente !
Qui droit mène à la sente
Où mon âme est en pente…
— Elle sent bon la menthe,
Et cela, qu'il pleuve ou qu'il vente !
Encore
Son ventre la peau souple entre mes mains
Dans la nuit toute la nuit encore
Encore la nuit dans le ventre
Et le ventre dans la nuit
Le ventre et la peau le ventre
Souple et profond comme la nuit
Profonde dans les plis du ventre
Encore dans la nuit son ventre
Et mes mains dans la chair
Profonde souple et chaude
Encore
Dans la nuit toute la nuit encore
Encore la nuit dans le ventre
Et le ventre dans la nuit
Le ventre et la peau le ventre
Souple et profond comme la nuit
Profonde dans les plis du ventre
Encore dans la nuit son ventre
Et mes mains dans la chair
Profonde souple et chaude
Encore
En bas percés
Je souffle dans un bas de laine
C'est mon grand ciel de lourde traîne
Quand le panier de chat percé
Oublie mes allures gercées
C'est mon grand ciel de lourde traîne
Quand le panier de chat percé
Oublie mes allures gercées
Marceline (d'après Musset)
Ah ! que Marceline a un joli moi !
C'est le moi des surprises.
Du matin au soir dans son beau minois,
Tout change avec les crises.
Le roseau n'est plus engourdi,
La motte est à l'honneur
Et le lait qui sourd du radis
Annonce le bonheur.
Le mont est plus velu,
Froissé de houles papillotes,
Et déjà dans tout l'être nu
Trépasse la dévote.
Parmi la raie, cette merveille,
Fière de ses odeurs forcloses,
On voit la rondelle vermeille
Et s'entrouvrir son pot-au-rose.
Froid et chaud, sucre et sel,
Alors tout a des charmes.
Marceline c'est celle
Qui jouit dans ses larmes.
C'est le moi des surprises.
Du matin au soir dans son beau minois,
Tout change avec les crises.
Le roseau n'est plus engourdi,
La motte est à l'honneur
Et le lait qui sourd du radis
Annonce le bonheur.
Le mont est plus velu,
Froissé de houles papillotes,
Et déjà dans tout l'être nu
Trépasse la dévote.
Parmi la raie, cette merveille,
Fière de ses odeurs forcloses,
On voit la rondelle vermeille
Et s'entrouvrir son pot-au-rose.
Froid et chaud, sucre et sel,
Alors tout a des charmes.
Marceline c'est celle
Qui jouit dans ses larmes.
Larme antique
Son arôme en tic
ça tombe à pic
si je clique
sur sa touffe
je m'étouffe
et la bouffe
jusqu'à la racine
en y rentrant la fine
larme de ma pine
ça tombe à pic
si je clique
sur sa touffe
je m'étouffe
et la bouffe
jusqu'à la racine
en y rentrant la fine
larme de ma pine
Papier !
Assise — et comment ! —
sur les toilettes de la renommée
elle agite la cloche
en trompe-l'oreille
« Ya plus d'papier ! »
— Et moi qui croyais au numérique…
sur les toilettes de la renommée
elle agite la cloche
en trompe-l'oreille
« Ya plus d'papier ! »
— Et moi qui croyais au numérique…
Au lit
À Cadaquès, elle en fit des tonnes
Mais à Laspédès, elle fut très bonne.
Dalidali, reviens par ici,
Je ne ferai plus pipi au lit.
Mais à Laspédès, elle fut très bonne.
Dalidali, reviens par ici,
Je ne ferai plus pipi au lit.
Trompettes bouchées
Si tu ligatures les trompettes de la renommée,
Le passage en force devient un péplum articulé
Aux bémols du désir et aux sèves de la transportée.
Polyptote
Quand le pisse-froid entra,
Il se fit un grand silence.
Mais bientôt les enchères
Reprirent de plus belle
Jusqu'à l'arrivée de Polyptote.
Il se fit un grand silence.
Mais bientôt les enchères
Reprirent de plus belle
Jusqu'à l'arrivée de Polyptote.
Que
L'axe paradigmatique étant ce qu'il est,
Il ne saurait y avoir d'espoir
En quoi placer son graphème.
J'en suis bien d'accord, Faconde,
Mais le cruel Panta, ne nous
Aurait-il donné que cela
Que…
(Sur ce entre Homéotéleute)
Il ne saurait y avoir d'espoir
En quoi placer son graphème.
J'en suis bien d'accord, Faconde,
Mais le cruel Panta, ne nous
Aurait-il donné que cela
Que…
(Sur ce entre Homéotéleute)
Mortelle hypotypose
Le jour où Marie-Caro a fait son hypotypose, le médecin appelé en urgence s'est fait dénantir en bas de l'immeuble par une bande de zyvas qui fumaient des éthopées avec Catachrèse.
Sa diatypose était dans le rouge à ce moment-là, et Marie-Caro a succombé à une crise d'allégorie sans que le chaud assaisonne le palindrome.
« Encore qu'un lipogramme aurait peut-être pu la sauver. » (Jean-Kevin)
Courir…
Phidippidès, Eliud Kipchoge,
Feyisa Lilesa, Abebe Bikila,
Stephen Kiprotich, Waldemar Cierpinski,
Samuel Wanjiru, et Galen Rupp.
Dans le fond du marabout
Il reste encore des kilomètres
De ficelle grecque.
Feyisa Lilesa, Abebe Bikila,
Stephen Kiprotich, Waldemar Cierpinski,
Samuel Wanjiru, et Galen Rupp.
Dans le fond du marabout
Il reste encore des kilomètres
De ficelle grecque.
À la poissonnerie
Triméthylamine de Saint-Vagin
À Glaire de Lafontaine :
« H3C, H3C, CH3, N ! »
Glaire de Lafontaine à
Triméthylamine de Saint-Vagin :
« On arrive, on arrive ! Y a pas l'feu ! »
« H3C, H3C, CH3, N ! »
Glaire de Lafontaine à
Triméthylamine de Saint-Vagin :
« On arrive, on arrive ! Y a pas l'feu ! »
De Montfort, la morue
Elle était de Montfort, la morue.
Nous habitions dans la même rue.
Je la voyais parfois toute nue
Dans une position saugrenue.
« Et qu'en est-il de mon farfelu ? »
Me lançait-elle, la dissolue,
Quand elle voyait mes yeux goulus
Qui mataient sa touffe très velue.
Nous habitions dans la même rue.
Je la voyais parfois toute nue
Dans une position saugrenue.
« Et qu'en est-il de mon farfelu ? »
Me lançait-elle, la dissolue,
Quand elle voyait mes yeux goulus
Qui mataient sa touffe très velue.
Le derrière d'Esther
Quand je vois ton derrière, Esther,
Je sais qu'il est temps de prendre mon cimeterre
Et de me rendre au cimetière
Pour surprendre la pécheresse tout entière.
Je sais qu'il est temps de prendre mon cimeterre
Et de me rendre au cimetière
Pour surprendre la pécheresse tout entière.
Traduction
« Alors elle prit ses livres entre ses
Mains et les serra l'un contre l'autre. »
Je me demande s'il n'y a pas un problème de traduction…
Mains et les serra l'un contre l'autre. »
Je me demande s'il n'y a pas un problème de traduction…
Le mode majeur
Johnson Johnson épluchait les pommes de terre
Quand les Variations passèrent dans le mode majeur.
« Je sais bien qu'il s'agit de Haydn mais tout de même ! »
Et il quitta la cuisine pour aller prendre un bain.
Quand les Variations passèrent dans le mode majeur.
« Je sais bien qu'il s'agit de Haydn mais tout de même ! »
Et il quitta la cuisine pour aller prendre un bain.
Point-d'orgue
Quand Robert Schumann entra dans le salon,
Faconde Norwest était en train de s'épiler.
Alors, au-dessus de la mesure,
Il inscrivit un gigantesque point-d'orgue.
Faconde Norwest était en train de s'épiler.
Alors, au-dessus de la mesure,
Il inscrivit un gigantesque point-d'orgue.
Sous sa touffe
Sous sa touffe la phrase grandissait
Et grandissait tellement qu'en son
Milieu un ciel apparut
Comme une mousse de désir
Et grandissait tellement qu'en son
Milieu un ciel apparut
Comme une mousse de désir
L'Aubergine
Elle fait frire l'aubergine
Et de sa main libre
Elle prend mon chibre.
— Le calme de la cuisine.
Et de sa main libre
Elle prend mon chibre.
— Le calme de la cuisine.
Les Heures
— Est-ce que les heures passent, Kagi ?
— Non, c'est toi qui passes, pas les heures.
— Mais alors, à quoi bon mettre le réveil, Kagi ?
— Ainsi tu pourras mourir à temps.
— Non, c'est toi qui passes, pas les heures.
— Mais alors, à quoi bon mettre le réveil, Kagi ?
— Ainsi tu pourras mourir à temps.
Les œufs mollah
Moi je voulais faire de la peinture…
Nicole voulait des œufs mollah
Et y en avait pas !
Elle m'a fait toute une gigue
Jusqu'à la fatigue.
C'est pas pour dire, que je lui fais,
Mais je ne suis pas assez épais
Pour supporter toutes tes scènes.
Et c'est là qu'elle me colle un ébène
En dessous de la ceinture.
Nicole voulait des œufs mollah
Et y en avait pas !
Elle m'a fait toute une gigue
Jusqu'à la fatigue.
C'est pas pour dire, que je lui fais,
Mais je ne suis pas assez épais
Pour supporter toutes tes scènes.
Et c'est là qu'elle me colle un ébène
En dessous de la ceinture.
Sur le pot au rose (chanson)
Je n'y peux rien, ma vie est un opéra
Bouffe. Je ne mange que des carottes
Rapées. Tout rose et souriant je suis
Paré. Je m'allonge dans mon
Canapé et j'écoute Néfertiti
Qui chante Pelléas, en apnée dans la
Canopée. Hop hop hop ! En canot
Avec Debussy dans l'Agapé nous
Ramons ferme jusqu'au Da
Capo. Tout nu dans mon canapé,
Tout cané dans mon catapo
Ma vie est un opéra sur le pot
Au rose. Sur mon canapé catho dans la
Canopée j'avale ma potée en pot.
Bouffe. Je ne mange que des carottes
Rapées. Tout rose et souriant je suis
Paré. Je m'allonge dans mon
Canapé et j'écoute Néfertiti
Qui chante Pelléas, en apnée dans la
Canopée. Hop hop hop ! En canot
Avec Debussy dans l'Agapé nous
Ramons ferme jusqu'au Da
Capo. Tout nu dans mon canapé,
Tout cané dans mon catapo
Ma vie est un opéra sur le pot
Au rose. Sur mon canapé catho dans la
Canopée j'avale ma potée en pot.
La chanson du mal baisé
On et pas tousse pareil bz Albertine !
On et pas tousse pareil quan l'abise fu venu !
On et pas tousse pareil bz Tantine !
J'étais plus heureux quand j'étais méchant !
On et pas tousse pareil quan l'abise fu venu !
On et pas tousse pareil bz Tantine !
J'étais plus heureux quand j'étais méchant !
Des corps en vers
J'ai enfin compris les pommes de terre ;
Bientôt je m'attaque aux haricots verts.
— La poésie n'est que décor envers.
Bientôt je m'attaque aux haricots verts.
— La poésie n'est que décor envers.
Dialogue normal
— La loi rire a été adoptée à l'unanimité.
— Tu veux dire le Roi Lear ?
— On dit : le roi lit…
— Ah oui, le Roi Lion, je connais.
— Tu veux dire le Roi Lear ?
— On dit : le roi lit…
— Ah oui, le Roi Lion, je connais.
Entre systole et diastole
Faconde Norwest avait bien prévu
De rendre sa tension à Kagi Ku
Mais à la dernière minute
Elle a jugé la chose impossible.
Entre systole et diastole
Elle n'arrivait pas à choisir.
De rendre sa tension à Kagi Ku
Mais à la dernière minute
Elle a jugé la chose impossible.
Entre systole et diastole
Elle n'arrivait pas à choisir.
Tension
Kagi prend sa tension toute la journée.
Dès qu'il arrête de la prendre,
Elle augmente dangereusement !
Dès qu'il arrête de la prendre,
Elle augmente dangereusement !
Delphine sans eau
Delphine aime les pines fines
Qu'elle boit sans eau à la bouche-
Rie en se donnant bonne mine.
À Delphes, parmi les préludes
Brisés par le vent dans la plaine,
La sérénade interrompue
Alterne, sourate de tierces,
Avec la feuille, morte Ondine
D'une cathédrale engloutie,
Dans le brouillard cheveux de lin.
Qu'elle boit sans eau à la bouche-
Rie en se donnant bonne mine.
À Delphes, parmi les préludes
Brisés par le vent dans la plaine,
La sérénade interrompue
Alterne, sourate de tierces,
Avec la feuille, morte Ondine
D'une cathédrale engloutie,
Dans le brouillard cheveux de lin.
Dialogue à la ferme
— Ah, l'inculture des masses !
— Ferme-là, Victor, et viens nettoyer le four.
— Attends, Blandine, j'ai pas fini l'écurie.
— Et si tu pouvais baisser ton Puccini, là, on s'entend plus !
— Ferme-là, Victor, et viens nettoyer le four.
— Attends, Blandine, j'ai pas fini l'écurie.
— Et si tu pouvais baisser ton Puccini, là, on s'entend plus !
Ondine
Quand (1)
Melchior (2)
Melchior (2)
parle (3)
à (4)
Gaspard (5)
à (4)
Gaspard (5)
de (6)
la (7)
nuit (8)
la (7)
nuit (8)
qu'ils (7)
ont (6)
passée (5)
ont (6)
passée (5)
avec (4)
Balthazar (3)
Balthazar (3)
dans (2)
une (1)
étable (2)
une (1)
étable (2)
mal (3)
chauffée, (4)
chauffée, (4)
Scarbo (5)
pense (6)
pense (6)
au (7)
gibet (8)
d'Aloysius. (9)
1 2 3 4 5 6 7 8 7 6 5 4 3 2 1 2 3 4 5 6 7 8 9
gibet (8)
d'Aloysius. (9)
1 2 3 4 5 6 7 8 7 6 5 4 3 2 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Déjà vieux
Pousser le volet
Le ciel est déjà là
Jubilation dans les chairs
Pris par la même vague
De grande haleine
J'habiterai ce nom
Tant que
Le ciel est déjà là
Jubilation dans les chairs
Pris par la même vague
De grande haleine
J'habiterai ce nom
Tant que
Lulu
Quand Lulu sort de sa nuit polaire,
Son manteau de phoques
Jeté sur ses molaires,
Elle se glisse du toc
Sous la falaise
De son clito.
Son manteau de phoques
Jeté sur ses molaires,
Elle se glisse du toc
Sous la falaise
De son clito.
Dans et par l'ouïe
Oui, et à part oui,
Ouïr et jouir,
Avant d'écouter, même,
Oui, s'épanouir et s'évanouir,
Entendre et comprendre le oui,
Qui luit, lui, dans l'ouïe
De Louis, par hasard et par nécessité,
Alors que le non des noms est
Dieu, sans aucun doute, démon
Aux cent mille noms inouïs.
Ode brève
Boulez — à l'aise Pierre —
A claqué sa pipe
Une année bissextile
Sans tambour ni hautbois.
A claqué sa pipe
Une année bissextile
Sans tambour ni hautbois.
Musique, Roger !
Quand nous pétulions sous les Pétulas
Écoutiant à la rado Dalida
Et Daladier dans leurs beaux pyjamas
En train d'avalier leur bon Banana
Juste avant de s'envioler pour Batna
Écoutiant à la rado Dalida
Et Daladier dans leurs beaux pyjamas
En train d'avalier leur bon Banana
Juste avant de s'envioler pour Batna
Allant y chercher leur derner karmia
Sous les vivats un peu et les crachiats
On nous fit entendre du Sinatra
Dont c'était l'anniversaire ici-bas
On nous fit entendre du Sinatra
Dont c'était l'anniversaire ici-bas
Le désastre du progrès
Le secret des tIerces
Lamina l'animal
Et finit par
Casser le ressac.
Inventons le dégrès.
Lamina l'animal
Et finit par
Casser le ressac.
Inventons le dégrès.
En plein jour
Bérénice, qui était sourde comme un pot,
Trouvait que la musique faisait trop de bruit.
Trouvait que la musique faisait trop de bruit.
Clémentine
Ah, Clémentine, Clémentine,
Comme tu me serres la pine,
Quand tout me revient en latin
Sous ton fier popotin hautain.
Comme tu me serres la pine,
Quand tout me revient en latin
Sous ton fier popotin hautain.
De Curcuma
Le curé de Curcuma m'a dit
Dix fois : foi de Curcuma, Madile,
Il faut faucher chez soi, soit chez Odile,
Et dealer les épis, espiègles délits,
Si Manu n'est pas manucuré en nénuphar
La nue pharmacienne sans fard
Farcie de piercings — épilée sous le string —
Fera sonner ses anneaux au feeling.
Dix fois : foi de Curcuma, Madile,
Il faut faucher chez soi, soit chez Odile,
Et dealer les épis, espiègles délits,
Si Manu n'est pas manucuré en nénuphar
La nue pharmacienne sans fard
Farcie de piercings — épilée sous le string —
Fera sonner ses anneaux au feeling.
Poème sans musique encore
Sous les quintes lourdes et blondes,
D'élégiaques cordes profondes
Gonflées par le tyran séreux
Lèchent le ton de mille feux
Roulants et blêmes, funérailles
Épouvantées, lourdes sonnailles
Aux atroces grelots canailles
Qui tous ont l'éclat du vitrail.
D'élégiaques cordes profondes
Gonflées par le tyran séreux
Lèchent le ton de mille feux
Roulants et blêmes, funérailles
Épouvantées, lourdes sonnailles
Aux atroces grelots canailles
Qui tous ont l'éclat du vitrail.
Paroles
Comme on aurait voulu
que la litanie se jetât
sans une escale de lumière
dans une mère morte.
que la litanie se jetât
sans une escale de lumière
dans une mère morte.
Les voyages à la bougie
Kiss et Bougie s'emmêlent les bijoux
C'est pas du tout comme ça qu'on fout
La grandiose anomalie des cités
Mais Bijounet s'en est allé chanter
Tout l'été en Syrie fait le kéké
Et nous revient sans burnout
C'est pas du tout comme ça qu'on fout
La grandiose anomalie des cités
Mais Bijounet s'en est allé chanter
Tout l'été en Syrie fait le kéké
Et nous revient sans burnout
Prince dans son boubou
Au clair de la brune, leste comptine
Au clair de la brune,
Mon amie Pierrette,
Prête-moi tes lunes
Pour y faire trempette.
Ma chandelle en pente,
Je n'ai plus de dieu ;
Ouvre-moi ta fente,
Pour l'amour du pieu.
Mon amie Pierrette,
Prête-moi tes lunes
Pour y faire trempette.
Ma chandelle en pente,
Je n'ai plus de dieu ;
Ouvre-moi ta fente,
Pour l'amour du pieu.
L'Affligeant
Je suis l'Affligeant, le veuf, le déboussolé,
La pince d'Arabie à la poutre amollie :
Ma Luna est morte, - et son or conspué
Porte le souci noir de la messe en sursis.
La pince d'Arabie à la poutre amollie :
Ma Luna est morte, - et son or conspué
Porte le souci noir de la messe en sursis.
L'Alhambra
Raphaële, dans les jardins, dans la chambre, dans les toilettes,
Elle coud, elle entre, elle sort, les draps,
Son pantalon, son sexe, son cul,
La nuit, les jardins, l'eau, ses cuisses,
La porte de la chambre, son cul,
Ses mains, sa voix, ses cuisses,
Dans les jardins, dans la nuit,
Dans les draps, son slip, ses pieds,
Son sexe, sa voix dans les draps,
Dans les jardins, dans la nuit.
Elle est assise, elle écarte les jambes, la nuit,
On ne voit rien, mais je vois quand-même,
Je sens, elle écarte les jambes, dans les jardins.
Elle coud, elle entre, elle sort, les draps,
Son pantalon, son sexe, son cul,
La nuit, les jardins, l'eau, ses cuisses,
La porte de la chambre, son cul,
Ses mains, sa voix, ses cuisses,
Dans les jardins, dans la nuit,
Dans les draps, son slip, ses pieds,
Son sexe, sa voix dans les draps,
Dans les jardins, dans la nuit.
Elle est assise, elle écarte les jambes, la nuit,
On ne voit rien, mais je vois quand-même,
Je sens, elle écarte les jambes, dans les jardins.
Blâme
Quand il fait ses gammes, Madame,
Le soir qui vous entre dans l'âme
Jusqu'à l'oursin du macadam
Instille en vous un désir de blâme.
Le soir qui vous entre dans l'âme
Jusqu'à l'oursin du macadam
Instille en vous un désir de blâme.
Jérémiades époncetées
Pleurez, cars d'harmonie, badets, strupontins,
Câpres circonflexes aux orgelles sanglées,
Étrances en gaverne étournelée,
Jermialles décourbées par l'entrace burée,
Pleurez vos onbinnes ourlées comme
En cardes égournées par l'entrevers passif
Du sair qui pace outre à l'arègle !
Pleurez encor à l'encre à bit
Étouffée par l'oine avartée,
Férace pénacle attentève au zaro,
Que vienne enfon le globre Sar
Et l'éponce décurvelé, enfan !
Câpres circonflexes aux orgelles sanglées,
Étrances en gaverne étournelée,
Jermialles décourbées par l'entrace burée,
Pleurez vos onbinnes ourlées comme
En cardes égournées par l'entrevers passif
Du sair qui pace outre à l'arègle !
Pleurez encor à l'encre à bit
Étouffée par l'oine avartée,
Férace pénacle attentève au zaro,
Que vienne enfon le globre Sar
Et l'éponce décurvelé, enfan !
Moule dimanche
Programme communiste
Et l'éléphant bleu
Tropiquement installés
Au bar de la marine
Mangent des frites et de la moutarde
Quand Azur débarque sa moustache
Clapotante comme ferraille aztèque.
Il est grand temps de lire le menu
Des goulags télévisuels.
Marie-Agnès aux fourneaux !
Et l'éléphant bleu
Tropiquement installés
Au bar de la marine
Mangent des frites et de la moutarde
Quand Azur débarque sa moustache
Clapotante comme ferraille aztèque.
Il est grand temps de lire le menu
Des goulags télévisuels.
Marie-Agnès aux fourneaux !
Chansons épileptiques
Des chansons spirituelles
Comme beauté des abeilles
Voltigent partout des groseilles
Encornées au dos des ruelles
Page en bonnet plage en sorbet
Le curé des âmes connaît
Son tatouage de poney
Tant que je vivrai en sa faute
Une nuit céphalée plus haute
D’aimer son âme sans méprise
Quand les pianos se furent tus
La veille où Grenade fut prise
Dans un sanglot de honte nue
Comme beauté des abeilles
Voltigent partout des groseilles
Encornées au dos des ruelles
Page en bonnet plage en sorbet
Le curé des âmes connaît
Son tatouage de poney
Tant que je vivrai en sa faute
Une nuit céphalée plus haute
D’aimer son âme sans méprise
Quand les pianos se furent tus
La veille où Grenade fut prise
Dans un sanglot de honte nue
Sorbet philosophique
Sinueuse et sage danseuse,
Or frais sans le sentiment, voile,
— Partir, au-delà du bien —, toile
Hâlée d'harmonies précieuses,
Icône sensible des ciels
Enrichis, enfance essentielle…
Sorbet
Philosophiqu
E !
Or frais sans le sentiment, voile,
— Partir, au-delà du bien —, toile
Hâlée d'harmonies précieuses,
Icône sensible des ciels
Enrichis, enfance essentielle…
Sorbet
Philosophiqu
E !
Quand le poème sur la mémoire est plus court que son titre, il faut en reprendre deux fois, avant de la perdre tout à fait
Gaspard et Sam revient.
C'est couru de fil blanc !
C'est couru de fil blanc !
Veste colombienne
(Nabe il avait plus de shampoing)
— Escobar je peux t'inviter ?
— Non mais Pablo, l'amante allô !
— Escobar je peux t'inviter ?
— Non mais Pablo, l'amante allô !
Évangéline
Trois prénoms en un seul
Et un ange au milieu
Qui est tombé des cieux,
Racé comme un glaïeul.
Et un ange au milieu
Qui est tombé des cieux,
Racé comme un glaïeul.
Proverbe à quai peut en cacher un autre
Si dans la clef n'espère que le perroquet
C'est en pyjama qu'il faut aller au troquet.
C'est en pyjama qu'il faut aller au troquet.
À Calais
À Calais y'avait des navets et des galets
Mais après le coup de balai
Y'a plus que des Sénégalais pour le ballet
Qui va se danser au palais.
Il faut vider les gringalets
Et fair' venir des Népalais
À Calais pour y replanter des blancs galets.
Mais après le coup de balai
Y'a plus que des Sénégalais pour le ballet
Qui va se danser au palais.
Il faut vider les gringalets
Et fair' venir des Népalais
À Calais pour y replanter des blancs galets.
Derniers palimpsestes
S'il ne doit rester que des palimpsestes
Je vendrai tous mes anciens palindromes
Et j'irai fair la sieste dans la Drôme,
Dans ma veste pâle de Bucarest.
Je vendrai tous mes anciens palindromes
Et j'irai fair la sieste dans la Drôme,
Dans ma veste pâle de Bucarest.
Au Pentagone
Kagi montait les marches du Pentagone
Sans voir la menace qui les descendait.
On aurait dit que ces deux-là
Étaient aveugles et rachitiques
Et qu'ils avaient mangé trop de dragées
Sans penser aux horribles conséquences.
Sans voir la menace qui les descendait.
On aurait dit que ces deux-là
Étaient aveugles et rachitiques
Et qu'ils avaient mangé trop de dragées
Sans penser aux horribles conséquences.
Eluard
ELUARD…
Ne faut-il pas être un peu fou pour s'appeler
ELUARD ?
Ce n'est pas draule de s'appeler
ELUARD !
Ne faut-il pas être un peu fou pour s'appeler
ELUARD ?
Ce n'est pas draule de s'appeler
ELUARD !
Sanglier
Le sanglier, cet animal sanglé de sang allié
dont l'ange ailé en son fond se tait dans la futaie.
dont l'ange ailé en son fond se tait dans la futaie.
Histoire d'amour
— Si je m'appelais Tristan,
T'appellerais-tu Isolde ?
— Tu peux toujours rêver,
Paulo !
T'appellerais-tu Isolde ?
— Tu peux toujours rêver,
Paulo !
Réforme solidaire
Allongé sur la page
Il veut tourner la plage
(Mais il n'a qu'un iPad !)
Alors elle lèche son doigt
Et l'enfonce droit dans sa noix.
(Oh, Dieu, quelle belle escapade !)
Il veut tourner la plage
(Mais il n'a qu'un iPad !)
Alors elle lèche son doigt
Et l'enfonce droit dans sa noix.
(Oh, Dieu, quelle belle escapade !)
Dromadaire solitaire
Le solitaire solidaire
C'est un dromadaire pâle
Dont la bosse des mots
S'est réfugiée dans les palindromes.
C'est un dromadaire pâle
Dont la bosse des mots
S'est réfugiée dans les palindromes.
Désir de Gide
Pantelants de désir, comme dirait Gide.
Gide, qu'est-ce qu'il y connaît,
Aux pantelants ?
Gide, qu'est-ce qu'il y connaît,
Aux pantelants ?
Si d'aventure…
Si d'aventure…
Tout commence toujours par ces trois mots
Que rien ne vient continuer,
Comme si la plaie du Ciel
Avait saigné en vain
Sur l'oubli de l'espace.
Tout commence toujours par ces trois mots
Que rien ne vient continuer,
Comme si la plaie du Ciel
Avait saigné en vain
Sur l'oubli de l'espace.
La mort imparfaite de Gradien
Si Gradien était mort, comme on l'affirme partout,
Étincelle ne serait pas si torturée d'avoir cru
Un instant que sa résurrection pourrait
Mettre en péril la fine perpendiculaire
Sur laquelle elle se balançait depuis une heure !
Étincelle ne serait pas si torturée d'avoir cru
Un instant que sa résurrection pourrait
Mettre en péril la fine perpendiculaire
Sur laquelle elle se balançait depuis une heure !
Iris
Au seuil de l'œil,
L'iris, déjà en deuil,
À peine né comme ex-libris,
Et déjà mort comme un caprice,
Un 19 juillet, seul
En son linceul.
L'iris, déjà en deuil,
À peine né comme ex-libris,
Et déjà mort comme un caprice,
Un 19 juillet, seul
En son linceul.
Toujours plus !
Kagi a décidé de passer
À la vitesse supérieure.
Il va écrire plus de polèmes.
Il va même en écrire une fois plus !
À la vitesse supérieure.
Il va écrire plus de polèmes.
Il va même en écrire une fois plus !
L'Ombre sans femme
— Quelle est cette chose, là, sur le trottoir,
On dirait une ombre de femme…
— C'est bien une ombre de femme,
Mais sans la femme,
Qui s'est absentée un moment.
— Long, le moment ?
— Aussi long que ses jambes…
On dirait une ombre de femme…
— C'est bien une ombre de femme,
Mais sans la femme,
Qui s'est absentée un moment.
— Long, le moment ?
— Aussi long que ses jambes…
Les Tiche
Monsieur Tiche monte à la vigie,
Ses ratiches en effigie.
Tout ça c'est bon pour les Kagi,
Qu'elle aurait dit, la grande Gigi
Qui nous ferait des élégies
Sans que soit du tout assagie
Sa manie de la pédagogie
Comme d'autres ont pour la magie
Des tendresses d'aérophagie.
Quant à madame Tiche,
Ce n'est qu'une potiche
Dont le british caniche
Se tient, comme un fétiche,
Par-dessus l'hémistiche,
En deçà du pastiche.
Ses ratiches en effigie.
Tout ça c'est bon pour les Kagi,
Qu'elle aurait dit, la grande Gigi
Qui nous ferait des élégies
Sans que soit du tout assagie
Sa manie de la pédagogie
Comme d'autres ont pour la magie
Des tendresses d'aérophagie.
Quant à madame Tiche,
Ce n'est qu'une potiche
Dont le british caniche
Se tient, comme un fétiche,
Par-dessus l'hémistiche,
En deçà du pastiche.
Du sexe dans l'art
Matisse m'a dit :
« Mais c'est nul, ton truc, là ! »
Ah bon, que je lui fais…
Et t'as vu le tien, là ?
« C'est un trompe-l'œil ! »
Qu'il me fait.
« Mais c'est nul, ton truc, là ! »
Ah bon, que je lui fais…
Et t'as vu le tien, là ?
« C'est un trompe-l'œil ! »
Qu'il me fait.
La Science et les rêves
— Alors comme ça vous cherchez des femmes sans défense ?
— Celles qui possèdent des défenses nous intéressent aussi.
— Vous savez que chasser l'ivoire est interdit, n'est-ce pas ?
— Mais moi aussi j'ai joué de la licorne, quand j'étais petit !
— Celles qui possèdent des défenses nous intéressent aussi.
— Vous savez que chasser l'ivoire est interdit, n'est-ce pas ?
— Mais moi aussi j'ai joué de la licorne, quand j'étais petit !
Sur son Kant à soi, ou le gang en expansion infinie
Je me demande si Kant n'avait pas raison…
Faudrait pas me pousser beaucoup, moi non plus…
Tu vas voir qu'un jour il va nous rouler les mécaniques !
À mon avis, c'est déjà un peu le cas, avec tous ces big cantiques…
Faudrait pas me pousser beaucoup, moi non plus…
Tu vas voir qu'un jour il va nous rouler les mécaniques !
À mon avis, c'est déjà un peu le cas, avec tous ces big cantiques…
La Caille en l'air, à bretelles
Quand Jésus la Caille
Descendit du miel
En bonne compagnie,
Francis s'en mit plein l'émoi
Sur son teint de mie,
Car quoi qu'on croie
De Carco, il vaut mieux
Qu'un flèche dans un ciel
Jaune paille.
Descendit du miel
En bonne compagnie,
Francis s'en mit plein l'émoi
Sur son teint de mie,
Car quoi qu'on croie
De Carco, il vaut mieux
Qu'un flèche dans un ciel
Jaune paille.
Fifi la Pagode
Chaque fois que je lis ce mot : "impéritie",
Je pense à la Féerie impaire,
Impératrice des péripatéticiennes
Pour une autre fois.
Je pense à la Féerie impaire,
Impératrice des péripatéticiennes
Pour une autre fois.
La Plaque (Hommage discret à Christophe Girard)
— T'as la plaque ?
— Non, et toi ?
— Non, moi chuis pas très nuitblanche.
— Collabo, enflure, zona !
— Calme-toi, on est seuls.
— OK. Tu reveux du tilleul ?
— Non, et toi ?
— Non, moi chuis pas très nuitblanche.
— Collabo, enflure, zona !
— Calme-toi, on est seuls.
— OK. Tu reveux du tilleul ?
Le Pape Ferrat (cha-cha-cha)
Ferhat Abbas ferait un tabac
Si Jean Ferrat plein aux as
Cassait sa pipe en mangeant des tapas
À la terrasse du Cap Ferrat
Mais Ferrat n'est pas cap
De faire du tapage à l'as
En Algérie, et préfère le pastaga
Au ramadan, c'est un pape,
Ferrat, la moustache en bas
Et la chemisette Agence Tass.
À la terrasse du Cap Ferrat
Mais Ferrat n'est pas cap
De faire du tapage à l'as
En Algérie, et préfère le pastaga
Au ramadan, c'est un pape,
Ferrat, la moustache en bas
Et la chemisette Agence Tass.
Arletty
Sous l'aile létale
De la lettre alerte,
L'être écarlate étale
L'altière arbalète
D'Arletty alitée,
L'été, en Arles.
De la lettre alerte,
L'être écarlate étale
L'altière arbalète
D'Arletty alitée,
L'été, en Arles.
Profil
« Un flou filou, filant de foule en foule, fou falot… »
De profil, dis-tu ?
Oui, de profil haut
Qui m'a tant ému,
Joli caraco.
« Je me sens libre avec vous. »
Et cela m'a rendu flou
(Caracolant là, ouf !, sous ces collants-ci,
L'étoile filée de profil, Matisse tissé noir
Devant la porte rouge)
Nuit en fuite et corps à carreau
Durant la fugue sans voix
Qui s'écrit sans prudence.
De profil, dis-tu ?
Oui, de profil haut
Qui m'a tant ému,
Joli caraco.
« Je me sens libre avec vous. »
Et cela m'a rendu flou
(Caracolant là, ouf !, sous ces collants-ci,
L'étoile filée de profil, Matisse tissé noir
Devant la porte rouge)
Nuit en fuite et corps à carreau
Durant la fugue sans voix
Qui s'écrit sans prudence.
Louise et Bernard, tango en triple A
James bande au néon
Et Carlos garde d'elle un ton
Gros comme un citron
Diatonique.
Ça pique !
Dit Véronique
En appuyant sur les touches.
Remontant de la cave, Anna,
Sa pipe à la bouche,
Fait de côté un fa,
Pour éviter Louise qui tangue
En lui tirant sa langue
En alu minimum,
Et lui montre sa pomme.
Mineur accident à la clef
J'hallucine à l'entrée
Tandis que Léon
Se remonte le pantalon
À la barbe à papa
De Maître Cavanna,
Le Triple A
De la musique, là-bas.
Et Carlos garde d'elle un ton
Gros comme un citron
Diatonique.
Ça pique !
Dit Véronique
En appuyant sur les touches.
Remontant de la cave, Anna,
Sa pipe à la bouche,
Fait de côté un fa,
Pour éviter Louise qui tangue
En lui tirant sa langue
En alu minimum,
Et lui montre sa pomme.
Mineur accident à la clef
J'hallucine à l'entrée
Tandis que Léon
Se remonte le pantalon
À la barbe à papa
De Maître Cavanna,
Le Triple A
De la musique, là-bas.
De coulisse en piston
Walter, mon vieux Walter,
Laisse le piston pour la coulisse,
Prends vite tes haltères
Et viens nous rejoindre en Suisse,
Là où le fromage ne pue pas,
Là où les rois mages sont sympas.
Nous aurons des torticolis,
Nous resterons dans les grands lits,
Bien pénards au paradis,
Et nos femmes en bigoudis
Nous feront des spaghettis,
Des spaghettis aux brocolis.
Laisse le piston pour la coulisse,
Prends vite tes haltères
Et viens nous rejoindre en Suisse,
Là où le fromage ne pue pas,
Là où les rois mages sont sympas.
Nous aurons des torticolis,
Nous resterons dans les grands lits,
Bien pénards au paradis,
Et nos femmes en bigoudis
Nous feront des spaghettis,
Des spaghettis aux brocolis.
Pathologue
— Faconde, je vais écrire un pathologue.
— Vous voulez dire un apologue ?
— Non, je dis bien, un pathologue.
D'ailleurs, je n'écris jamais que ça,
Tu le saurais si tu étais psychologue.
— Vous voulez dire un apologue ?
— Non, je dis bien, un pathologue.
D'ailleurs, je n'écris jamais que ça,
Tu le saurais si tu étais psychologue.
L'Intuition
Do, mi, sol, je leur dis,
C'est un accord parfait.
Oui, mais ils me disent, non,
Nous avons une intuition,
Ce serait plus parfait
Si on ajoutait un si.
Comme je leur dis non,
Ils me répondent qu'ils vont
Chercher un professeur
Qui va prouver mon erreur.
Je les regarde se mettre en chemin
Et je vais cueillir du thym.
C'est un accord parfait.
Oui, mais ils me disent, non,
Nous avons une intuition,
Ce serait plus parfait
Si on ajoutait un si.
Comme je leur dis non,
Ils me répondent qu'ils vont
Chercher un professeur
Qui va prouver mon erreur.
Je les regarde se mettre en chemin
Et je vais cueillir du thym.
Conjugaison
Et encore…
Tandis qu'après, on utiliserait
L'indicatif,
Surtout quand, au jardin,
Tous les parapluie auraient été
Conjugués en même temps
Que le hérisson endormi.
Tandis qu'après, on utiliserait
L'indicatif,
Surtout quand, au jardin,
Tous les parapluie auraient été
Conjugués en même temps
Que le hérisson endormi.
Penser aux poireaux
À califourchon sur le foutre de l'aube
Faconde s'apprête à trahir ses larmes
Comme celui qui torture l'amoureuse
Sans rêver aux épluchures de catacombes
Je fais le serment de penser aux poireaux !
Faconde s'apprête à trahir ses larmes
Comme celui qui torture l'amoureuse
Sans rêver aux épluchures de catacombes
Je fais le serment de penser aux poireaux !
Créchi-créchaphobe
Après que l'âne a chaviré,
C'est le bœuf déséquilibré
Qui a tourné son cul vers la
Mec.
C'est le bœuf déséquilibré
Qui a tourné son cul vers la
Mec.
Accord
Johnson Johnson demande le la.
Faconde Norwest, qui a pincé son
Téton gauche, fait la grimace.
« Oui, c'est un peu bas ! »
Faconde Norwest, qui a pincé son
Téton gauche, fait la grimace.
« Oui, c'est un peu bas ! »
Un, deux, trois…
Un, deux, trois,
Un, deux, trois,
Un, deux, trois…
Bon, ça va, on a compris !
Tu n'as rien compris du tout,
Écoute !
Un, deux, trois,
Un, deux, trois,
Un, deux, trois…
Ah oui, là, je comprends mieux !
Ça m'étonnerait…
Tu es encore loin du compte !
(Et tiens-toi droite.)
(…)
Un, deux, trois,
Un, deux, trois…
Bon, ça va, on a compris !
Tu n'as rien compris du tout,
Écoute !
Un, deux, trois,
Un, deux, trois,
Un, deux, trois…
Ah oui, là, je comprends mieux !
Ça m'étonnerait…
Tu es encore loin du compte !
(Et tiens-toi droite.)
(…)
Santé publique
Hier-soir je m'en souviens très bien c'était hier-soir,
Nous étions là, elle et moi, et lui, et eux,
Ensemble, chacun étant assis, bien confortablement,
Et tous nous devisions, dans cette pièce bien chauffée,
Alors que la pluie tombait au-dehors,
Et que le chien dormait près de la cheminée.
Je ne permettrai à quiconque de dire
Que les choses se sont passées autrement.
J'étais là, elle était là, ils étaient là,
Il devait faire près de vingt-deux degrés dans la pièce,
Et nous nous étions servis à boire,
Et la conversation roulait confortablement,
Sans heurts, sans à-coups, sans longues digressions,
Sans tunnels exagérés, et sans que la voix de
L'un d'entre nous s'élève plus que nécessaire.
Tout ce que je dis là est parfaitement exact,
Conforme à la vérité, à mes souvenirs,
Et serait facilement vérifiable en ce moment-même
Si je n'étais pas le seul survivant.
Hier-soir n'est pas si loin que je ne puisse
M'en souvenir avec précision.
Je dirai tout de même ceci, qui sera je l'espère entendu :
La santé publique n'était pas notre préoccupation première.
Nous étions là, elle et moi, et lui, et eux,
Ensemble, chacun étant assis, bien confortablement,
Et tous nous devisions, dans cette pièce bien chauffée,
Alors que la pluie tombait au-dehors,
Et que le chien dormait près de la cheminée.
Je ne permettrai à quiconque de dire
Que les choses se sont passées autrement.
J'étais là, elle était là, ils étaient là,
Il devait faire près de vingt-deux degrés dans la pièce,
Et nous nous étions servis à boire,
Et la conversation roulait confortablement,
Sans heurts, sans à-coups, sans longues digressions,
Sans tunnels exagérés, et sans que la voix de
L'un d'entre nous s'élève plus que nécessaire.
Tout ce que je dis là est parfaitement exact,
Conforme à la vérité, à mes souvenirs,
Et serait facilement vérifiable en ce moment-même
Si je n'étais pas le seul survivant.
Hier-soir n'est pas si loin que je ne puisse
M'en souvenir avec précision.
Je dirai tout de même ceci, qui sera je l'espère entendu :
La santé publique n'était pas notre préoccupation première.
Pliure
C'est la vêture d'une biffure.
Dans la nervure des sonorités
Il n'a pas son pareil :
Pliure est un de mes mots préférés.
Dans la nervure des sonorités
Il n'a pas son pareil :
Pliure est un de mes mots préférés.
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