On arrive !

Frottis de picolos, gifle de trompettes,

Coup de timbales sur la tête,

Pincement de bassons.

Viva España !

Le Tricorne

Delphine s'appelle Adolphe, maintenant.

Est-ce que Marinette le savait,

Quand elle a quitté Henri ?

La vie est bien compliquée,

Où ai-je mis mon tricorne ?

Scènes de la vie quotidienne

Quel calme au fond de l'océan !

Les grands poissons sont très lents ;

On a parfois peur

Qu'ils s'endorment en nageant

Et amerrissent dans le salon.

Allez !

Johnson Johnson soulève ses haltères,

Puis, tout sourire,

Il se jette par la fenêtre.

Le mardi, c'est toujours comme ça,

Il est pressé d'arriver en bas.

Émail et ivoire

De la dentelle, dit-elle !

Oui, peut-être, mais

Vous êtes en train de me mordre.

Sur le quai

À la vitre, elle agite le bras.

J'essaie de pleurer, ça me rend triste.

Allumons une cigarette et n'y pensons plus.

C'est la rentrée !

Elle me dit :

Inscrivez-vous !

Mais si je ne veux pas tomber amoureux ?

(Tous ces amoureux, par terre, ce n'est pas très propre.)

Taisez-vous !

On me dit souvent que mes polèmes n'en sont pas.

Quelle impudence !

Comment savent-ils ce qu'est la polésie ?

Marinette

Quand Marinette est partie, Henri a cessé de vivre.

On a raconté qu'elle était allée vivre avec Delphine,

Mais je crois qu'il s'agit d'une médisance.

Ma mère et ma sœur ont perdu une amie,

Moi j'ai regretté sa voiture.

Religieux

Duspasme engloutit sa cathédrale

Comme qui dirait sur le bout de la langue.

Goinfre !

Portrait

Elle fronce légèrement les yeux,

On se demande si c'est la même chose

Un peu plus bas.

Dimanche matin

Devant une tasse de café

L'heure se fait toute petite,

Elle ne bouge plus.

Rameau

Pourquoi Rameau ?

Parce que j'ai envie d'

Être seul avec vous.

« Tu m'aimes ? »

— Mais c'est le même !

— Pas du tout, c'est le miel.

Avec ces mails, on ne sait plus.

Commerce

— Je paie comptant.

— Vous paierez si on vous demande de payer.

— Vous êtes folle.

— Je suis contente.

Sèches

Les belles sœurs, suspendues par des pinces,

Comme des quintes parallèles

Sorties de nulle part.

Rose

Je peux ?

Le ciel est rose

Comme sa chatte

Quand elle ouvre les jambes.

Le Vent

Sous les jupes des femmes,

Tout est possible,

Même le vent.

(À B.)

Les fjords sur leur trente-et-un

Comme il est joli, le vieil hérisson glabre !

Tout droit sorti de son palais de glaces,

Il escalade les anchois et se laisse glisser

Jusqu'au delta caché qui

Baille comme un écrivain.

Après le col

À cette hauteur, Dvorak ne

Peut que se taire à nouveau.

C'est bien fâcheux, disait la Comtesse,

C'est bien fâcheux, plus qu'un peu,

Et même si sa robe s'ouvrait

Comme par miracle,

On devinait un grand désert.

En quinconce

Mais que X. paraisse et tout

Au-delà est abîmé

En quinconce, comme si

Le jour ne s'était jamais

Levé sur les rizières.

Il faudrait tout de même

En donner des preuves,

Qu'on puisse en paix

Boire à sa santé.

Vers la retraite

On aperçoit Duspasme dans le cortège,

Il joue de la guimbarde, il est en slip léopard.

Sur son dos, Kagi harangue les manifestantes.

Faconde joue de la trompette, les joues creuses,

Le ventre ballonné. Mendelssohn ne dit pas un mot.

Dur métier (faire)

Mais que vous soyez gay ou zoophile,

Votre actualité est d'une parfaite synchronicité

Abdelramane veut en finir avec son image,

Et sa gourmandise n'est en rien

Les parents se précipitent sur le petit

Corps, mais il est trop tard pour

Johnson Johnson aime les fraises au sucre,

Il ne se nourrit plus que de

Par quatre fois, il a tenté sa chance

Mais la polésie ne se laisse pas

Pinèdes

Les corps glorieux ne meurent pas.

Des îles Lofoten nous parviennent

Des octaves augmentées de miel.

Les étés des années soixante-dix,

L'odeur des pins et la

Couleur des genêts,

Tout conduit à la résurrection.

Gonflées

Toutes les figues

De mon jardin

Se mettent à me faire

De l'œil en même temps.

Gonflées, mûres et chaudes,

Elles sont irrésistibles.

Salope !

Kagi était jeune encore.

Il dormait en bas, là où

Les instruments se trouvaient.

Faconde, juste au-dessus,

Faisait l'amour en hurlant comme

Une bête : « Encore ! Encore ! »

Nue, elle descendait par l'échelle

Et passait juste à côté de K qui

Faisait semblant de dormir…

Elle allait pisser dans le jardin

Dans la nuit rauque et interdite.

Théâtre

Faconde parle encore :

« Il y avait de l'écho dans le morveux,

Il y avait un écran entre nous. »

Au-dessus de nos têtes, dans un filet,

Les couples qui font l'amour

Ressemblent à des provisions

Pour la semaine.

Albert voyage

Elle voulait faire l'amitié avec Kagi !

Duspasme prit le train à Garches

Et descendit en marche,

Juste avant les grands incendies.

Illusion

Bérangère le fauve

N'a pas d'ombre au creux

Du bras, malgré qu'on l'ait cru.

(Elle mange un yaourt

Au lait cru.)

Farine media

« Kagi raffole des châtaignes séchées. »

— Mais que voulez-vous que ça nous fasse ?

Les journalistes n'ont jamais

Rien compris à la politique.

Temps mort

« Seules les nuits que nous passons seuls

Nous apprennent ce qu'est l'amour. »

— Arrête, Johnson, on dirait du Cambier !

— File sous la douche, Elvira, j'ai du travail.

Seule

Faconde, sous la douche,

Pense à la nuit de Budapest.

Encore mouillée elle se couche

Dans la nuit palimpseste.

Ton volcan - Point d'orgue

Vagues, plus vagues moins vagues,

C'est toute une combinaison d'odeurs,

C'est le doigt levé vers l'Ut,

Et dans un grand crescendo

Une apocalypse de neige fondue.

(Et puis…)

Négocier

(La Russie ne peut pas mourir,

C'est comme moi, je ne peux pas.)

Même si Faconde sue abondamment,

Elle traverse le détroit avec adresse.


À deux cents roupies, on la devine radieuse.

La Femme

Des hanches de bouteille,

Un cul de lampe,

Un col fermé.


Elle avait tout prévu.

À Venise

Se lever tard et plus d'aventures.


Comment ne pas ouvrir les yeux,

Toujours trop tard,

Tout près du mur ?

Au clou

Fondre les définitions, pendre les paroles,

Employant le même sang à les arrondir,

Les laisser dire même et surtout

Jusqu'à l'exaltation du désir.

Vivre dans la familiarité du plaisir

Comme si perdre la vue menait

À l'aube de l'intelligence.

Elle et Lui

Parler en silence :

Les protéger du monde,

Leur parler doucement,

Déplacer le parasol,

Et sentir qu'ils sont bien là.


(à mes parents)

Le Voyage

« À ta place, Dieu. »

Sous les tunnels, nous nous taisions,

Ça sentait la pomme et le savon.

Et le rythme, comme Sa Parole

Enroulée aux essieux…

Traitement pour le Roi

Qui parle ?

Qui est-ce ?

Quiproquo.

Hymnes

« Je te le répète. »

— Tu me l'as déjà dit !

— Je sais bien, avec toi

Il faut tout dire cinq fois.

(Dans le puits de ses oreilles,

Mes cendres dispersées

Comme au hasard)

Dans le corridor

Je montre mon couteau pour l'effrayer

(J'en profite pour créer une chaire d'éthique) :

Faconde Norwest ouvre la bouche

Et j'appuie sur le bouton.

(Clic !)

Ah, si j'avais su, dira-t-elle trente ans plus tard,

Au micro tendu par sa descendance.

Les plis légers

Sa voix, sa voix comme une cire chaude,

Table ouverte, elle coule

Mes cartes dépliées, nous

Étudions la bataille à venir

Pssst ! Par là, Signorina…

Elle me bande les yeux :

Ah ah ah, je ris et je bande.

Pssst ! Le chapeau et les perroquets

Du Maître sous sa robe d'été.

Froissements d'ailes…

Catalogue

Mille et trois en Espagne,

Mais j'ai oublié mon passeport

Sur la commode.

Johnson Johnson appelle le garçon d'étage

Et lui lit Justine,

La télé diffuse la messe.

Pendant ce temps, elle joue au tennis,

Comme si de rien n'était.

(Sous les masques, la sueur)

Charlie

Zig-zag de l'Oiseau pressé :

Il courbe le fer, il déroute l'amer,

Il perfore le plomb

D'un geste acide et fier.

À la mer

Sans sel depuis le haut des cuisses

Nous partons en voyage.

Les vagues sont hautes

Comme de vieux mages.

À babord ça glisse,

À tribord ça saute.

Grand soleil

Jusqu'aux orteils.

Fin de l'être

« Sois efficace ! dit la guêpe. »

« Sois perspicace ! dit la tortue. »

Mais le temps courbe ses ongles

Pour me les planter dans l'os.

(Agir n'est pas une sinécure)

Attaques

Mon quatuor est tout de quoi,

Mon sextuor est tout de sexe,

Mon duo est assez dodu,

Mon quintette est tout en tête,

Et presque en ut.

Sur mes archets la vie est tendue

À rompre.

Dans les marais

« Glouck ! » « Glouck ! » « Glouck ! »

Ça fait glouck à chaque fois qu'ils tirent dans l'eau.

Faconde respire fort, je vois sa poitrine monter et descendre.

On a très peur (elle est bronzée de partout) mais ce que c'est bon !

Menuet

De l'autre côté, ah, de l'autre côté !

Ah ça oui ! Toujours par delà, toujours

Ceux qui dansent le menuet

Savent de quoi je parle.

(Je me comprends)

Les miroirs (ailleurs)

Quelle foire mes amis,

La glace est noire de monde !

Jean Santin et sa femme,

Bras-dessus bras-dessous,

Ne voient personne,

Et vivent (l'instant) comme si.


Ils ne font pas de bruit,

Passent et trépassent.

Conséquences

Titus et Uranus battent des ailes

Comme deux abeilles

Au bord du Gange.

Ça sent fort !

(Et encore, Hactor est couché !)


Longtemps ?

Pont

Saccage et Simon à la nage

Rendus avant l'heure

Sur le petit pont

Comme tous les soirs.


Une poire et des raisins,

Quels intestins

Au réfectoire !

(Mais trop de beurre…)

Duo

Où habites-tu, fillette ?

Elle ne répond pas.

Qu'attend-elle pour perdre

Son anneau ?

(Les amateurs surprennent toujours.)

Buissons

Et c'est lent, mais

Pas de vent.

Sous les buissons

On voit sa culotte,

En rond et les bottes.

(C'est fait)

À Uchaux

À Uchaux, là-bas.

Derrière les pianos

Les fourneaux froids.

À table la Comtesse

Assise sur ses fesses.

(On y pense…)

Dire

Cire coule

Coule, coule et coule.

Cire et récit sans écrire

Ça.

Ça roule et c'est pire

De le dire.

Impassibles et assises

À l'octave

Sous le ciel déjà

En trait-d'union

Elles donnent aux trombones

Par-delà le jambage

Tout coton entre

Des airs sentencieux

Les arrêts Da Capo

Quand Anselme crie

Au jardin la laine

Bien trop tard !

Roue libre

Cacophonie et Faconde sur leurs vélos

Se fendent l'abricot tellement

Elles rient.

En roue libre comme des hirsutes

Elles avalent tout se qui se présente.


Un notaire les regarde passer

Et les salue du gland.

Au point où nous en sommes

Au festival, les mouches

Sur la touche à la corde.

Pendant la durée,

Il faut marier les grandes orgues.

Précautions

Docteur Simon parle en mon nom :

Que celui qui se cache se lève

De sa couche pour se moucher

Prudemment.

Lourdes vapeurs

Si, dans la nef, un nerf solitaire

Brame comme un cerf,

Si, dans la serre, Mathilde

Rêve d'un Tristan ordinaire, et si

L'ange s'arrête, aux premiers chagrins,

Je vous conseille de mettre la clime.

Tlangage

Chaudeflûte est en train de crever son plafond.

La toison bleue déplissée par le vent,

Il ne sait plus comment s'arrêter,

Les jambes en éventail

Et le cadavre à la poupe.

— Hûûûûûûûûûûûh !

Carlitos

Carlitos est bien peigné.

Il met sa casquette, et

Joue Chopin comme un pompier

Qui rallume les incendies.

(à mon Maître, Carlos Roque-Alsina)

Les roses d'Albeniz

El Albaicin, El Polo, Lavapiés.

Onze doigts autour du pot,

Dans la confiture d'ivoire.

Ces Espagnols me rendront fou !

Résistance

Le scandale du parapluie, vous vous rendez compte ?

Le scandale du microscope !

Le scandale du bikini !

Chaque jour se révolter,

L'injustice va sans cache-sexe.

Et jouer du piano, par-dessus le marché ?

Gamme par tons

« Au fond ce qu'il faudrait c'est

Passer l'éponge sur tous ces nuages. »

A Almeria, dans le grand lit,

Elle a sorti le grand jeu.

Trop tard

Cristaux, rayures, paravents.

Tout un assortiment,

Quand est venu l'aube.

— Pauvre de lui, trop tard !

Désaltérer

Les petites suites en bémol,

Sans amour vous ne pourriez pas

Désaltérer, secouer, faire escale.

— À la tête, tout de suite !

Fidel à la pompe Castrol

Hi, Kagi !

Toujours fidèle au poste,

Quand je remplis le ré

Servoir de mon auto,

Je le vois, le gros

Barbu et son cigare.

Qu'il n'approche pas ou

Je ne réponds de rien.

Vrai : dans ces moments-là,

Il faut se concentrer !

Aïe ! Pan ! Pan !

Sixte napolitaine

À la radio toute, une poignée d'idiots

Je lâche, les cigales sur le populo

C'est dramatique, comme de l'art.

Au cadran : sixte napolitaine.

Sauf le bouton !

Sauf le bouton, lui dit Faconde !

Tonton Albert a encore déconné,

Il a des poils qui lui poussent sur le nez.

Et voilà ! Elle est furibonde…

Passacaille (2)

J'ai vu passer la cavalière

Couchée sur le flanc

Et j'en suis tombé amoureux

Comme un beau caprice

Elle tire la langue

Couché sur le flanc

J'ai vu passer la cavalière

Comme un beau caprice

Quartet in my pocket

Tony a mis le paquet,

Miles a soufflé dans le tas,

Ron a tiré la corde,

Kagi tient la porte.

(Ça finit toujours comme ça.)

Dispute

Elle et lui semblent ne pas se voir.

Pourtant on les entend se battre.

Ça fucking crépite de la barbe…

La Chambre

Il est dans un cercle.

Philosophe-araignée, quand

Il agite ses pattes,

La toile tremble.

Quelqu'un

Elle est dans un carré.

Sur la boîte, il est écrit :

« N'entrez pas,

Quelqu'un veut sortir. »

Halte au feu !

Chenderlin sur le tard,

Comme un vieux lupanar

En train de composer,

Il fallait oser !

La farce du destin

— T'as un clope, Bazajet ?

— Et comment se porte Madame votre mère ?

— La-si-do-mi, la-si-do-mi, la-si-do-mi, fa fa mi.

Événements

Elle se lèche la queue

Et les cigales arrivent en Normandie.

Bien la peine de partir en vacances !

Passage

Une à une

Elles passent et repassent

Devant le parc aux mensonges.

Trois lunes se voilent,

Deux soleils pleurent.

Rien n'y fait.

Morsure

Se mordre la queue,

Quand on y pense !

(Après les heures viennent les danses.)

Dans le Gard, c'est la bagarre

On lit un polar.

Il se fait tard, et

Voilà qu'ils roulent plein phares !

Edgar en a plein le dard,

C'est moi qui vous le dis !

Clifford

Clifford marche, il porte un grand chapeau.

Entre les quatre murs blancs,

Je me remémore l'odeur de sa pipe.

(Mais allez-vous vous taire ?)

C'est l'été

Caducé et sécateur, nonobstant,

En plein soleil.

Les garces n'en font qu'à leurs têtes !

Le cuir ferme les yeux

Sur leur aventure.

(Il faut bien que l'heure passe !)

Élise et Irène

Élise et Irène ne s'écrivent jamais,

Ne se téléphonent pas,

Ne se connaissent pas,

Ne se sont même jamais rencontrées.

(Les voyageurs sont bien arrivés,

Il fait déjà chaud.)

Source

Aldo Ciccolini joue Evocation.

Dans les bosquets du plaisir,

On entend la source

De tout amour.


— Sans paroles, vers l'orage.

Géométrie

Pourquoi évitez-vous la symétrie, Kagi ?

— Parce que nous aimons les anges.

— Parce que la musique.

Tu parles

Personne ne comprend,

C'est une évidence.

Je ne comprends pas l'évidence.

Sur la table, et même à côté,

Quelques mots, en trop déjà,

Pour parler de l'évidence.

L'évidence ne comprend personne.

(Je me comprends.)

Carton

Duspasme Albert, peintre de vulves.

Brantôme Mélanie, poétesse illettrée.

Bin Loden Vianney, recruteur.

Beulemans Nadine, décroisée urbaine.


Ont l'honneur, etc.

Raser

Pour un rasage précis et doux

Préférez Kagi et Kagi :

L'apolésie qui rase de près,

Sans arracher l'anneau.

Le Grand Matin

Elle était du genre bien en chair ;

Elle aimait le melon et les fraises.

Le bateau n'attend pas

Quand la nuit se retire.

Canotage

J'ai loué une barque.

Elle rame, je rame, nous ramons.

« Pourquoi ne me regardez-vous pas ?

— Parce que vous me regardez trop. »

Rêves

Je dors sans dormir

Je pars sans partir

Je souffle sans respirer.

— Quels rêves que les miens !

Typhon

Ma collection de pièces.

Je ne joue dans aucune d'elles

Mais je brûle tout de même.

Heures

Un joli petit paradis,

Sans culotte ni répit,

Et le soir qui ne vient pas tout à fait.

Durée

Encore un jour

Et la plaque de marbre

Va se détacher.

Déclaration

Quand Johnson Johnson me regarde,

Ma colonne de droite est torve.

(Je leur avais bien dit, aux impôts !

Je veux bien payer, mais à condition

Que les petits artichauts soient cuits.)

Le pont du Gard

Aristote, enjoué, tirant sur sa pipe :

« Tout à l'heure, j'ai aperçu Faconde sur le pont du Gard ! »

Socrate, piquant une frite :

« Toute nue, sautant sur un matelas rayé ?

— Je ne sais pas, il y avait un gros nuage. »

Traces

Tu dis cela d'une voix qui vient du bout du monde et

L'écrire est comme jeter des insectes sur la page.