Taper dièse

Allô, je voudrais parler à Max !

Max est absent pour le moment,

Mais laissez-lui un message !

Max, c'est moi, Kagi, je voulais te laisser un message,

Mais je sens que tu ne vas pas aimer…

Dis toujours !

Non, jamais ! Toujours l'absence, c'est assez lassant.

Vous pouvez réécouter votre message en tapant dièse.

Non, jamais ! Toujours l'absence, c'est assez lassant.

Dis toujours !

Dièse.

Avec ce mot-là

Avec ce mot, c'est la question du …

Qui est posée. Posée et trapue.

D'aucuns diraient pointue.

« Avec ce mot, va, tout s'en va. »

Mais c'est d'un plagiat,

Ce que vous écrivez-là !!!

Science-fiction

Pour abandonner la science-fiction (, il faut)

- Se faire une raison.

- Être un vrai con.

- Être un auteur au crayon.


(Si je voulais abandonner, je crierais plus fort !)

Continuons

La poésie, ça n'attend pas, disait toujours Monsieur Grontier.

— Kagi, on mange !

La poplésie, ça n'attend pas, bande de gougnafiers !!!

Après l'assaut

Et voilà, mes amis,

C'est ainsi, et pas autrement,

Que Kagi s'est enfui.

Son cimeterre au sol,

Ses reins brisés, en larmes,

Mais de rire, sans armes,

Il a poussé un hurlement

Et a pris son envol.

Comme le vent sous sa robe…

Quand de ce pas fiévreux naîtrait un récit…

Hé, oh, Kagi, tu pourrais fermer la porte, quand tu écris ?

(Malheureux, je voulais écrire malheureux…)

La Manipulation de l'orge

Kagi reçoit Le Livre de Georges.

Georges demande à Kagi de parler du Livre de Georges.

Niet, niet, niet ! Pas question de me faire manipuler, fût-ce par Georges !

L'ère de la soupe (et le son)

Depuis les blogs, tout le monde est suspect.

Avant, un auteur, une auteuse, étaient publiés,

On se disait, bon, d'accord, oké, c'en est un.

M(a)intenant, tous s'autopu(b)liquent,

On se dique :

Merde alors, on me prendrait pas pour un con des fois ???

Sieste (encore)

Cette petite peste

Est en train de faire la sieste !

— Je regarde vers l'est.

Danser

Elle a dansé toute la nuit.

Toute seule, avec son frère, avec les chaises.

Tout cela, sans faire aucun bruit.

Sans cœur

Je suis né ainsi, ce n'est pas de ma faute.

Je ne m'en suis aperçu que par hasard, lors d'une consultation cardiologique.

Mon cas est encore à l'étude, et depuis que je sais, je me suis mis à la poésie kagique.

Il s'agit d'une poésie très exigeante, comme vous pouvez le constataute !

Et pourquoi ?

Mais oui, et pourquoi ?

Pour toi, pour rien, sans durée,

La Question déçoit.

Le café

Le café du matin

Est à portée de main.

Comme la vie est noire !

Genre

Figurez-vous qu'il l'écrivait au masculin !

Il écrivait son texte au masculin, l'idiot !

Ah, on peut dire qu'il aveu l'air fin !

Entrez !

Entrez, c'est ouvert !

Oh, n'insistez pas ou je vous le prouverai…

— Tout ça n'est qu'une question d'ovaires.

La pizza

Kagi mange une pizza.

Il n'y a pas de hasard,

Mais il est déjà trop tard.

Quel bazar, quelle razzia !


La morale de cette histoire

Est en forme de poire.

Elsa Hécate

Bien qu'Elsa soit à Alès,

Raymond Queneau, rauque anonyme,

Boris Vian, bison ravi,

Tous en Syldavie,

Ils sont en laisse,

Au bord de l'abîme.

Au bain

Crétins, ô mes chérubins,

Comme Kagi vous aime,

Quand vous trempez votre m…

Dans vos crétines, en vain.

Viatique

Avant de partir, Kagi enfile sa robe.

Il manque un bouton à mon bob !

Vais-je pouvoir traverser la vie ?

Nouveau Message

Blogueur a dit : Nouveau Message !

Et le sage et harmonique Kagi de s'exécuter inlassablement.

Oui, Maître, je t'offre* mon poétique et religieux message.

(*) dès que tu le désires

Rideau

La Sonate à Kreutzer,

La Monade à Leibnitz,

Entre les deux, le rideau de fer.

(Je ne jouerai plus la Sonate de Liszt…)

J'ai pas eu le courage (chanson)

J'ai pas eu le courage de l'éplucher,

Et surtout de la faire cuire,

Et surtout de la faire cuire,

Mon aubergine, mon aubergine jolie.

Et surtout qu'avec kla saucisse,

Et surtout qu'avec kla saucisse,

Ça y aurait fait du moelleux.

Pour les rimes, aussi non plus,

J'ai pas eu le courage,

Et surtout de compter,

Et surtout de compter.

Aubergine jolie, tu verras demain.

Demain, on va s'y mettre.

C'est promis et surtout c'est promis.

Quoi, dimanche ?

Quoi, dimanche ?

Eh oui, le dimanche, Kagi fait la planche.

Et vive la Frange !

Commentaire

Kagi au E-rémi, ça le fera fait fit.

Coupez-lui l'AD aisselles, à ce mec !

Il mérite que d'aller à La Mecque.

Voilà, quoi, c'est un défi

Offre du jour RueDuCommerce

Berce sa palme.

Johnson se rase

Un Philips Arcitec,

Johnson est un artiste !

Trois têtes à mille à l'heure, en piste…

Johnson est à sec,

La joue en feu,

La raie au milieu,

Brandon Johnson brandit son brandon c'est bonnard !

Link

Amis, je vais vous entretenir de la poésie du Link.


Think, my dear, à la real poésie du rap-pink !

Attache-moi, là, hic et nunc, au radiateur en zinc.

Macha m'a dit ma chatte me gratte, Rose.

Machin m'a dit mon vagin me gratte, ma dose !

« Attache-moi, Franz, et dis-moi Gute Nacht…

S'te plaît, ou je sors mon flingue. »


À la place, ce malade me tend sa carte !

— Kagi, poésie sociale de l'aliéné —

Et il arrête net de chanter.


Léo du Hurlement pour Sade

J'ai un titre, j'ai un titre !

Ah oui ? Et c'est pour quoi faire ?

— Pour faire le pitre en enfer.

La Poésie

La poésie c'est comme l'amour :

Routin ni Prosa ne faut,

Dans le profond labour.

Routin dragon, de KiM

DRAGAMOUR

Pensez à faieuvagination et doigté 
dans vos ébats amou
vous c faire l'amour de faço
prosaïque et routin, 
l'amour mourra, 
sûremet et plus tô
qu ne le pens.

Chorégraphie

Sur le plat, cinq étoiles.

Toutes à poil, et sérieusement velues.

À mon claquement de doigt, elles se tirent les poils

Comme des naines grasses fendues du talus.

« C'est obscène ! crie la marchande de poissons. »

« C'est obscène ! gueule le gros garçon coiffeur. »

Tout le monde gueule de la gueule,

Il paraît que c'est la saison.

Ils ne me font pas peur,

Car moi je suis le roi de la galette au beurre(,

Assis sous mon tilleul).

On green dolphin street

Mais qu'est-ce qu'elle foutait là-bas ?

Mais qu'est-ce qu'elle foutait dans la green dolphin street ?

J'y avais dit, pourtant, de rentrer avant la nuite !

Bah !

Tom

Tomtom tournesur lifofone

Je lai di à Bobone

Mais cè une (1) kone

Elledor encocore cocome une (1) cochonne.

Lecalmevien

Le calmevien, le cacalme vienvien,

Surtout le matin.

Penser à acheter du raisin.


(Hommamage à KiM)

Cuirs

L'émir se mire dans sa propre rime —

Ridicule émir qu'on nomme Rémi

Alors qu'il veut être le fier Érim.

Sous le pont des soupirs,

Le voici à son pire :

« Dans des

cures en crues,

des curés se

font sucer

sans sucre. »

C'est ce qu'il s'est permis,

Ce cuirassé des blogs !

On veut le faire cuire

Mais il vaut mieux le fuir

Car sous son front de dogue

Rien n'est plus à sa place

Et la fureur s'enlace

Au dogme du salace.


Didon est à la casse,

René est tout en cuir,

Allez vous faire reluire !

Fumigènes

Acide chlorhydrique et sauce béchamel,

Caramel mou mais vrai chameau,

La tripeuse fait un strip bien à elle.

« Notre Témoin est sur le pot ! »

Pivresse

Effrayée, sans cœur

De tant de pâleur :

Tombé de huit cents livres,

On peut être légèrement ivre.

Sexe

Je fais la planche.

Elle fait le hachoir.

Mais qui le basilic ?

Mise (en scène)

Les grand battoirs en étoile,

La créature monte sur l'escabeau.

Silence ! Elle va (parler)…

— …

(…)

. . .

Mhh, … (h)


Brava !!!

Brava, brava !!!

— Oui ! Ou ! Ui ! (Non, n0n, nOn.)


Brava, brava, brava !!!

— Hm, … (m)

(…)

Grand silence, grand tapage. On casse les chaises. Encore, encore !

Le théâtre est plein, ça craque, ça craquette, ça craquifie !

On entend les bouches se tordre.

Grande émotion, fibres sacrées, derrières moites.

« Col sorriso d'innocenza » (—)

Dominante-Tonique, …

Chhhhhhhhhhhhhhhhht !

Récital en ut

Ahahouzgh plfrut plfrut.

Quoi, vous ne voyez pas qu'elle chante ?

« Ahahouzehg plfrit tirlute en t-ut »

Simone

Une droite, une gauche.

Simone sue.

Même pas nue, et elle pue.

Rien ?

Comment ça, rien ?

Mais c'est impossible, voyons !

Toutes ces larmes, tous ces cris, rien ?

Tout à coup

Et tout à coup…

Coup de théâtre :

Rien ! Elle a pété.

Sonate contrariée

Stéphanie est au lit

Avec Aurélie et Julie.

Euphémie pisse en l'air.

Mais le vent…

Savoir

Johnson mange une pomme.

« Elle est pourrie, ta pomme ! »

Mais tu le savais, pourtant.

Gourme

Elle se gratte, elle se gratte…

Plus elle se gratte, plus ça la démange.

Folle de rage, elle se gratte.

Comment ?

— Comment fait-on, déjà ?

Je ne sais pas, moi,

Mettez-y le doigt !

PH

Bonne soirée, bonne journée,

Bonne après-midi, bonne matinée…

Et ton PH, il est comment ?

Remords orphiques

Arrivé à la fin de la phrase,

Pas question de se relire,

Ou Euridix s'embrase !

Johnson s'en va

Johnson, le fils de John,

Il s'en va sans qu'on le sonne.

C'est une manie, chez lui.

Johnson revient

Johnson revient sur son oubli.

« J'ai oublié le lilas ! »

Et sept fois il marche au pas.

Comme un pied

Johnson revient sur ses pas.

« J'ai oublié mon oubli ! »

Et il refait les sept pas.

1598, andante

Ben Édit de Nanterre serpente entre les tombes.

Et tout à coup, paraphrase :

Georges le Mort lui jette une bombe.

Bureau

Au travail, Fanciulla !

Le grand air et les petits lézards,

Tout ça, et puis aussi de l'art.

Superficiel

Je marche, je marche, au carré.

De toute manière, dit-elle,

Je n'ai plus de ficelle.

Le poète

Il suce un radis, radical, perpendiculaire.

Cavaliero illustre, nom d'une pipe !

(Orlando, cette scène n'est pas si claire.)

Dominator

Atchvouak atchvouik otchvouak…

Kzzgrhlkeh kzzgrhlkah kezzgrhlekh…

Bon, la journée est finie, je crois.

Les blés

« Dans sa cabane, Minnie accueille Johnson.

Elle lui conte son existence, évoque les joies

De sa vie libre en pleine nature. »

Mais qui est Philippe Sollers ?

Pauline mange du chocolat,

Violetta des œufs au plat.

L'intrigue est assez mince.

Largo, molto

Son briquet sous mon nez

Son biscuit à quai, Ah !

Sur la crête du ça…

Carmen-plage

Carmen donne des coups de pied.

Attention, ça fait mal !

« M'en fous, j'ai les pieds sales. »

Nouveau message

Quand nous partirons

Nous ne vous ferons pas signe.

— Retour à la ligne.

Vocalise

Toujours bien mise

La fiancée en rose

Souple vocalise

Morgen

Demain, demain, toujours après

Aujourd'hui, toujours second !

Mais dangereux comme un rebond.

Papa

Ah, cet air !

Le bruit, le vent, le souffle, le crâne…

Mais c'est le Père !

On

On…

Passez, repassez, là, allez, oui, après la virgule…

Qui ?

Serment

Ce soir, j'assermente.

Ce soir je jure, je plaide, je lève la page.

(Mon amour, mets-moi en cage.)

Voix

Ô, salope des salopes,

Cantinière des tropes,

Alabama-Joan déchue,

Marie-Gisèle barbue,

Vanessa du Con,

Jéromine du Nom,

Quand donc, mais quand donc,

Mais quand quand donc

Penseras-tu à oublier

Que je ne peux bander,

Bander qu'à ta voix coupée

De son, d'opaline et de fumée ?

Affaire (rose)

Asus EEE rose, combien de pieds ?

Combien de capitaines noyés ?

Rendez-moi mon GPS !

Consternation

Sirius Pastak, nous vous écoutons.

« Toutes et tous, je vous encule,

Sans aucune précipitation. »

Angie c'est vrai que, pousse-toi, mon chou,

Tu vois bien que la guerre est finie.

Allez, viens donc sur mon duraclou.

— Fantine, nous avons été coupés.

Coupés du sol, de la moelle, coupés coupés,

Vous dis-je ! Ainsi…


Kagi, triste en l'œil et raide du cheveu,

Ne sait pas quand il doit parler.

Toutes et tous, il attend son heure, un peu

Pétrifié, un peu content, et catalogué

De la blogue sans sucre.

Angie du pneu, elle est toute nue, elle lucre

Du bonnet sans pointe, sans partition.

Consternation !!!

Orgie

Marnicrolions sur le dard.

Nos espoirs en forme de poires,

Quand l'orage viendra.

Photo

Et je clique, et je clique…

Elle me coupe la chique.

« Tension, tu sors du cadre ! »

Médiation

Crotale, quand tu voudras,

Reviens sur mon trépas,

Que je sache enfin hurler.

Sottise

Acrimons-nous, me cria-t-elle !

Vociférantes langueurs sur un fil,

Je pris mon gland pour son parapluie.

Soirée

— Esther, va droit au but !

Elle le perce de part en part…

« Et j'aurais pu jouer du luth ! »

Femme

Armée de silence.

Retournée à l'eau,

Dans le fiacre, comme une offense.

Goûter

Acides comme mes tomates,

Ses veines sont sèches,

Et le ciel couleur de pêche.

Théorie

Scaramboles, pétruffades, narmissoles.

Ces fruits sont abjects,

Je les pends par le col.

Le ventilateur

Le ventre à l'air, une virgule à la bouche,

Elle tirait à l'arc, les seins tendus.

Cependant j'ai éteint le ventilateur.

Coupable !

Je suis moi aussi embarrassé.

Elle a précisé qu'il devait être cinq heures.

Matériau, cécité, décédé.

Sieste

Ses varices, comme des algues,

Et ses yeux, comme des sirops.

Sans cuisson, c'était trop !

Grincer

Nefertiti et Calendula

Grincent des dents toute la nuit.

Il n'entend même pas.

Tosca

Escamotée, la cigarière,

Rendue à la pierre…

Tosca, Tosca, Tosca !

Puritanisme

Le téléphone sonne

Mais la casserole aussi.

« Je ne suis pas un puritain. »

Ku court

Kim est revenue !

Ku court tout nu

Dans la forêt de pins.

Thé

Le thé est fort,

Kagi ! C'est comme Éléonore

Qui rit déjà en mi.

Acrobaties

Genadi, le roi du tympan,

Fit la culbute,

Un soir de printemps !

Semper

« Toujours, kaki sous la hutte,

Boudin sur la flûte ! »

Ainsi allait Kagi, méditant.

Penser

« Hématome enclos, casquette, sbire. »

Rentrant son menhir,

Kagi pensait tout haut.

Georges est mort

Il paraît que Georges est mort.

Il avait donc un corps ?

Quel con, ce Georges !

Délais, délais, délais !

Délaissé même pas les siens,

Il s'en retourne vers les chiens.

Ku, obtu comme un vers tout cru.

au revoir








sur la pointe de pieds
d'ici ka se retire
nous savons que ça lui sied

Merde !

Merde, Georges a dit merde.

La rime ne va pas être facile,

Kagi est sur un fil…

action !

avec un "u",
un "a" ou un "i"
kagi agit,






mettons les points sur les i

Signature des plages

Comme le singe dans sa cage

Kagi s'agite sur la page.

À la nage il rejoint la nuit du signe.

Kim à Ki Kagi

À Kim et son Kagi,

Et Ki et Ka et Ku.

Ce petit signe qui pâlit.

D'aujourd'hui à demain

Aujourd'hui, c'est dimanche.

Demain, c'est lundi.

Pendant ce temps, ma vie penche.

Ouf !




Kagi bat des cils ;

Il est enfin seul, tranquille.

Il remercie les cieux.

Comme un vers


Ku est pendu.

À la corde des temps,

Comme un vers, il se balance, nu.

kloungggggggGgggg

Stücke

Schumann, opus 102.

Cette obsession, ce bonheur.

Ce paradis à deux.